Thais Té, bercée par la musique

Entre poésie et émotion, la jeune auteure-compositrice française cisèle des chansons intimes inspirées de son quotidien et de son monde intérieur. Imprégnée dans la musique dès son plus jeune âge. Thais Té écrit ses propres textes depuis qu’elle a douze ans.

Au travers de sa sincérité, elle cherche à faire vivre des émotions intenses et à inviter à l’introspection. Afin d’approfondir la puissance de sa voix et de sa guitare, Thais Té intègre désormais des samples, donnant ainsi plus de profondeur à ses morceaux et à ses instants de vie partagés.

Dida Guigan, la Show-woman

Née à Beyrouth, adoptée en Suisse, Dida Guigan chante et raconte les différentes langues et cultures qui l’habitent. Après des études à la HEK de Berne, elle part se frotter et se former librement à la musique arabe en Egypte et au Liban. Après avoir enregistré différents CD dans différentes formations, Dida Guigan commence à songer à un spectacle où elle se raconterait de façon plus intime en solo.

Alors qu’elle méditait dans un parc de son quartier, elle rencontre Pascal Auberson, chanteur romand au long cours comme lui animé par l’émotion, les différentes voix qui l’habitent et un rapport au corps. Grâce à ses conseils, Dida accouche de “Pourquoi j’ai pas fait la star ac”, un one-woman show où elle se raconte entre pudeur et humour, chante en anglais en français ou en arabe, joue du piano et habille parfois ses chevilles de percussions-grelots.

 

Lameck, du Brésil à l’Europe

La trajectoire musicale de Lameck se situe aux confins de la MPB – Musique Populaire Brésilienne et d’une pop teintée de rock et de sonorités africaines. Installé en France depuis plus de 15 ans, Lameck a grandi au sein d’une famille d’artistes à São Paulo. Son univers musical est influencé par Caetano Veloso, Gilberto Gil ou encore Joào Bosco.

Armé de sa guitare, instrument qui le fascine depuis l’enfance, Lameck met un point d’honneur à faire résonner ses chansons intimistes aussi bien sur les scènes européennes que brésiliennes.

Après avoir sorti deux EP, « Emboscologia » en 2010 et « Passos de ontem » en 2013, il poursuit aujourd’hui ses explorations musicales en solo ou en duo.

Nelida Karr, la diva de la Guinée équatoriale

Agée seulement d’une vingtaine d’année, Nelida Karr est “la” révélation musicale de la Guinée équatoriale. Multi-instrumentiste, chanteuse et auteur-compositrice, elle puise son inspiration dans sa terre natale. Dans une musique à la fois énergique et plurielle qu’elle qualifie d’afro-fusion, elle mêle les rythmes de son ethnie Bubi aux sonorités espagnoles et sud-américaines.

Nelida sort son premier album à 20 ans puis en réalise deux autres en auto-production en 2013 et en 2018. Cela lui vaut une place de finaliste pour le prix découverte RFI en 2013, et le premier prix du rendez-vous musical Vis a Vis organisé par le ministère de la culture guinéen et Casa Africa en 2018. Celle que l’on surnomme la “diva de la Guinée équatoriale” s’érige comme un véritable modèle pour la jeune génération et illustre avec force la réussite des femmes dans le music business africain.

Des nouvelles de nos lauréats: Arthur Hnatek est l’invité de Valentin Liechti au Cully Jazz Festival

Tout est dans le rythme

En ce premier samedi soir du Cully Jazz Festival, la scène du THBBC, le caveau le plus prisé de la manifestation, ressemble à un magasin d’instruments. Synthétiseurs, guitare, basse ainsi qu’un véritable labyrinthe de câbles, prises multiples jonchent le sol. De chaque côté de la scène, une batterie, au milieu un sampler. Une scénographie qui correspond magnifiquement à l’esprit du lieu, une cave avec de la tôle ondulée en guise de fond de scène et un sol recouvert de vieux tapis. Suite à la prestation éblouissante de Arthur Hnatek à la première édition de Show-me en octobre dernier, nous sommes venus découvrir le projet Mango, Peaches and Lime ou la rencontre des trois batteurs helvétiques Valentin Liechti, Domi Chansorn et Arthur Hnatek,. L’ambiance se pose petit à petit de textures sonores en rythmes hypnotiques. Progressivement, le public est happé dans cet univers hybride et intense. Les morceaux ou plutôt les mouvements s’enchaînent sans interruption. Les trois protagonistes restant ultra concentrés, mentalement connectés. Même si et surtout si leur approche reste libre. Elle permet ainsi de happer en son sein le sax Francesco Geminiani passé par là plus ou moins par hasard.

Domi Chansorn

Valentin Liechti

Arthur Hnatek, lauréat de l’édition Show-me 2018

 

Le lendemain, assis face au lac Léman et aux montagnes encore enneigées, Valentin Liecthi, l’instigateur du projet s’explique : « Les batteurs sont toujours ou presque des accompagnateurs. Lorsqu’on m’a proposé cette carte blanche, j’ai immédiatement eu envie de faire quelque chose avec d’autres batteurs qui avaient eux-mêmes des projets solo. J’ai préparé quelques compos. J’avais besoin de me rassurer car c’était la première fois que je jouais de guitare et du chant en leader. Au final, on n’a pas du tout suivi les compositions que j’avais prévues même si certains thèmes réapparaissaient par ci par là. ».  Grâce au vocabulaire jazz que les trois protagonistes connaissent sur le bout des doigts, la conversation fut fluide et n’est pas tombée dans l’écueil de la surenchère ou de la démonstration technique « C’est possible de jouer de la sorte car on se connaît depuis très longtemps. On a confiance dans le moment, dans les autres. Cela n’a rien à voir avec une jam d’un soir avec des inconnus » reprend Arthur Hnatek. Possible aussi grâce à cette fascination pour les musiques électroniques que les trois amis partagent. « En commençant à m’intéresser à ces musiques, je me suis rendu compte que la scène des DJ était aussi pointue que la scène du jazz et autant connectée avec l’histoire de la musique. Plus c’est minimal, plus c’est poussé.  Et bien sûr cette musique permet l’utilisation de textures qui ne sont pas forcément possibles avec des instruments acoustiques ».

Les trois amis ont encore trois soirs (du jeudi 11 au samedi 13), à raison de trois sets par soir (à 21,00, 22.00 et 23.00) pour expérimenter et peaufiner leur approche. Ne les manquez pas !

L’ovni Ami Yéréwolo

Associez les mots clés « femme, rap et Mali » et vous trouverez inévitablement l’artiste Ami Yéréwolo. Cette dernière, arrivée 2ième du Prix RFI 2018, rencontre actuellement un vif succès au Mali et dans la région (Sénégal, Burkina Faso, Niger,…) Elle est un ovni dans un univers exclusivement masculin où les femmes sont encore aujourd’hui uniquement employées à faire les chœurs. Elle connaît ainsi une trajectoire étonnante, spontanée, loin des clichés made in USA et confesse même n’avoir pour ainsi dire jamais entendu parler de rap avant qu’on lui dise un jour de son adolescence que ce qu’elle faisait en était. Elle est l’unique malienne à avoir produit ses albums et tournées en solo. Ses influences ? Pas un artiste en particulier. C’est plutôt la société malienne qui l’inspire. Celle qui se qualifie d’activiste, (pas de féministe, pourquoi mettre une étiquette ?) donne une nouvelle image à son empire mandingue natal. A l’occasion de son concert au Moods de Zurich, elle chantera aux côtés la Dj sénégalaise Nina (Charlotte NDiya).

https://www.youtube.com/watch?v=F5UjG7sADtA

Dans l’univers de Robin 3rd Floor

Originaire de Durban, il distille depuis quelques temps sur le net et les ondes hertziennes d’Afrique du Sud et d’ailleurs, des nappes musicales efficaces et pulsées, donnant ainsi naissance à un son dont lui seul a le secret. Avec son dernier EP Bothela, sortit il y a quelques mois, il surfe sur la mode du rap dans la nation arc en ciel et s’en affranchit brillamment en créant une musique faite de rythmes et de rimes martelées par un flow sans faille (en anglais et en zoulou). Aussi en alliant plusieurs genres : Kwaito (House venue de Soweto), hip-hop et gqom (House venue de Durban). Sa musique dépeint la culture populaire et underground de Durban. Avec Bothela, il nous offre une belle plongée dans son univers, pur produit made in South Africa.

 

A la découverte de Marey

Le duo se démarque de par ses arrangements et ses instrumentations peu conventionnels. Ainsi, les guitares et la batterie électronique côtoient un violoncelle, des synthés et une voix dont on se souvient immédiatement. Voilà comment décrire Marey, ce groupe suisse composé d’Aurèle Louis et de Maryam Hammad, tous deux multi-instrumentalistes. Leur premier EP « The Harvest » avait déjà cartonné en Suisse, atteignant la 25ème place des charts. Ils ont depuis enchaînés plus de 150 concerts entre l’Allemagne et la Suisse. Le 2 février, ils sortent « Save Animals Eat people », un album de dix titres qui abordent des terrains inexplorés.

Sanne Sanne, musique et do it yourself

En plus d’être une musicienne de talent, Sanne Huijbregts est une cinéastes photographe qui réalise elle-même tous ses clips, vidéos et visuels, en résonance avec sa forte personnalité. Chanteuse exceptionnelle et vibraphoniste primée, l’Amstellodamoise s’entoure de multiples instruments de percussions sur scène pour créer un univers envoutant. Très jeune, elle remporte le prix du soliste au MeerJazz festival et le concours Prinses Christina. En 2014, elle sort son premier CD en Duo, « Something so Sweet ». Désormais, elle silionne l’Europe au rythme de la musique et des concerts.

 

la folle danse des sœurs Hié

Les sœurs Hié (F/Burkina Faso)

Mélissa et Ophélia forment le groupe Les soeurs Hié. Munies d’un djembé et d’un balafon, entre autres instruments (doum, percussions), les deux soeurs créent leur propre univers empli d’improvisation, de danse et d’une énergie sans limite. Mêlant leurs influences musicales traditionnelles, s’abreuvant directement à la source de leurs origines Turka du Burkina Faso et n’oubliant pas de se nourrir des musiques urbaines qui ont bercées leur enfance et adolescence à Bordeaux, Mélissa et Ophélia naviguent au cours de leur spectacle entre différentes ambiances. Guidées par leurs ancêtres en transe, elles alternent solos et rythmiques soutenues et font parfois étrangement écho à toutes les racines africaines des musiques du monde (groove, funk, afro-cubain, jazz). Et le public, n’a d’autre choix que de suivre et d’entrer dans la folle danse proposée par les sœurs endiablées.