Eliasse, blues and rock des Comores

Eliasse, nomme sa musique au carrefour entre le blues, le rock et les rythmes traditionnels comoriens, le Za ngoma. Le terme, aux Comores, désigne “tout ce qui vient des percussions”. Pour Eliasse il est un moyen de qualifier sa musique aux influences multiples (africaines, orientales et européennes) A l’instar de Keziah Jones, ce chanteur, compositeur et multi-instrumentiste originaire de Moroni, s’est mis à la musique sur le tard, en l’apprenant dans la rue, à défaut d’avoir le métro sur l’Ile. Une fois tombé dedans, il y a une dizaine d’années, les collaborations et concerts se sont succédés, comme si le jeune îlien d’alors avait toujours évolué dans cet univers artistique. Sur scène, cet autodidacte dépeint le spleen et la situation socio-politique propre à son archipel. Il oeuvre ainsi dans des groupes à géométrie variable et reste l’élément central de ces différents formats musicaux qu’il propose au cours de tournées en France et dans l’Océan indien. Après avoir habité quelques temps à Mayotte, il réside actuellement en France mais continue de chanter son Océan indien natal sur des thèmes qui font rêver plutôt qu’ils ne désillusionnement. Il est bien de ceux qui transforme la boue en or. Une aubaine pour nous.

Meduoteran, l’innovation venue d’ailleurs

Entre authenticité et innovation, voilà où se place le duo Meduoteran. Taylan, natif d’Istanbul et Srdjan, né en Serbie, ont tous deux étudiés à la Haute école de musique et de théâtre de Zürich. Ils puisent dans leurs origines pour se placer quelque part entre classique, jazz et musique ethnique. Les deux musiciens ont déjà collaboré avec Carles Benavent sur la scène du Cully Jazz en 2017 ainsi qu’avec Gilles Apap, pour l’enregistrement d’un morceau. Avec un accordéon et un baglama, les deux amoureux de musique cherchent sans cesse à créer de nouvelles sonorités et de nouveaux accords. Leur premier album « Horon » s’inscrit parfaitement dans cette logique.

 

 

Marzella, l’authenticité romande

La voix profonde de Marzia et celle, plus cristalline, d’Ella forment le duo Marzella. Ces deux jeunes romandes, dont les voix semblent n’être plus qu’une lorsqu’elles chantent, partagent leur passion pour la musique depuis 9 ans. En anglais ou en italien, leur but est de transmettre des messages et des ressentis. Leur premier album autoproduit « To You », a occupé les ondes des radios suisses et européennes à sa sortie. De l’enregistrement de leurs morceaux, à la promotion de leur projet, ces deux jeunes femmes gèrent l’intégralité de leur carrière, souhaitant conserver ainsi l’authenticité de leur musique. Depuis 2015, elles se sont produites dans plusieurs capitales européennes et leur prochain défi sera d’enregistrer un EP, pour la première fois, en français.

 

Ariel Ariel, en solo et au carré

Après avoir sillonné le monde pendant 4 ans avec le groupe Pendentif, le jeune Bordelais, Ariel, se lance aujourd’hui dans une aventure musicale en solo. Puisant son inspiration aux confins de ses racines créoles revisitées et fantasmées, de ses diverses influences musicales (jazz, classique, hip hop,…) et littéraires (Césaire, Edouard Glissant, Maximin,…), il livre ainsi une musique au bord de l’intime, entre poésie et chant, sons indie-pop et électro. Sa voix, tantôt lyrique tantôt slamée, est son instrument de prédilection. Il l’utilise et la transforme en y ajoutant reverb, delay, chorus et simulateur de bande. Et sa musique parfois qualifiée de “Pop Psyché créole” donne un univers sans pareil, offrant au public un voyage dans le monde étonnant d’Ariel au carré.

Entrepreneur culturel : la solidarité avant le profit. L’exemple d’Illusion & Macadam  » article vieux de deux ans, mais actuel !

Parmi les visions de l’entrepreneuriat culturel qui sont promues par les différents dispositifs d’accompagnement, on retrouve souvent le débat entre ceux qui promeuvent l’associatif et ceux qui défendent une approche capitalistique. Entre les premiers, qui souhaitent protéger la position unique des artistes et une vision de la culture comme intérêt général, et les seconds, pour qui la culture est un secteur économique comme un autre, le gouffre semble infranchissable.

Pourtant, certains font le pari de jeter un pont entre les deux rives. Sébastien Paule, d’Illusion & Macadam, nous a confié sa foi en l’existence d’une troisième voie.

 A Montpellier, un écosystème local et collaboratif

Plus qu’une société de conseil ou d’ingénierie culturelle, Illusion & Macadam est un mini-écosystème qui accompagne le développement de la filière culturelle à Montpellier. Pôle de production, formations, festival, expertise comptable, conseil et accélérateur : la structure a grandi petit à petit au cours des 15 dernières années pour proposer aujourd’hui une réponse complète aux problématiques des entrepreneurs culturels. « Nous ne sommes pas une simple agence d’ingénierie ou de conseil » nous expose Sébastien Paule. « Ce que nous recommandons aux entrepreneurs de la culture que nous accompagnons, nous l’avons expérimentés nous-mêmes. En 15 ans, nous avons monté beaucoup de projets différents, et nous souhaitons à présent transmettre notre expérience. »

La société est fortement implantée dans l’écosystème culturel local. « Dans les territoires, on est obligé de s’adapter. Nous ne sommes pas à Paris ou à Lyon : même si une vie culturelle très dynamique existe à Montpellier, nous n’avons pas les mêmes moyens ici : pas de passé industriel qui aurait permis l’implantation de grandes entreprises friandes de mécénat. Nous ne sommes pas non plus axés sur le numérique ; en revanche il y a beaucoup d’entreprises de jeux vidéo. Donc, tout en nous inspirant de ce qui se fait dans de plus grandes villes, nous ne les singeons pas, mais nous avons développé une structure qui répond aux besoins du territoire. »

Et qui a pris la forme d’une SCIC (acronyme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif, qui associe ses salariés mais aussi ses clients, ses fournisseurs ou d’autres entreprises locales à la réussite de l’entreprise) pour nourrir ses ambitions de développement de la vie culturelle locale au petit lait de l’intérêt commun.

En savoir plus sur https://cultureveille.fr/entrepreneur-culturel-exemple-illusion-macadam-montpellier/#yHUgBm17KuBZhSwM.99

Kawrites, des boucles et des instruments

Kawrites, c’est d’abord la talentueuse et multi-instrumentiste, Romane. qui en 2015, se lance dans la MAO et sort un premier EP, Lunar. Bientôt rejoint par Marion, violoniste non moins prometteuse, Kawrites développe des nappes musicales vaporeuses, cinématographique, et sort un deuxième EP, Carmina. Electronique progressive et electronica, leur musique dessine ainsi au gré des morceaux, d’amples volutes, mélodiques et mélancoliques, un univers aquatique ou évanescent, pour ensuite laisser le devant de la scène à des boucles rythmiques lancinantes et dansantes, soutenues par un violon aérien ou emporté. Leurs influences musicales (Rone, Kavinsky, Nils Frahm, ou encore Birdy Nam Nam) sautent aux oreilles. Et leur univers, évoluant parfois jusqu’à de l’ambient ou du post-rock, quant à lui, reste unique et le fruit de l’heureuse rencontre entre ces deux jeunes Clermontoises.

 

 » Aux États-Unis, le hip-hop a sauvé l’industrie musicale « , ailleurs aussi..

post malone

Avec notamment l’expansion du streaming, la musique aux États-Unis se vend toujours aussi bien. Et ça serait grâce au hip hop et au R&B… 

L’industrie américaine du disque – qui commence à se remettre sur pieds, après une chute de près de deux décennies – est en bien meilleure santé. Au premier semestre de cette année, la consommation totale, alliant flux d’écoutes et ventes, a augmenté de 18 %, selon un dernier rapport sérieux publié en fin de semaine dernière.

Comme le décrit Erin Crawford, directeur général de Nielsen Music (spécialisé dans les charts US), la musique est indéniablement « en pleine croissance. » En 2016, grâce principalement à l’explosion du streaming – en somme ; de la musique en illimité, accessible partout et tout le temps, en fonction des abonnements -, l’industrie musicale américaine a presque doublé sa croissance, pour la première fois en 20 ans, et ce malgré le déclin, que l’on connaît bien, des ventes de disques en formats physiques. L’année dernière, les principaux labels musicaux ont atteint de nouveaux sommets, du jamais vu en 15 ans.

Le streaming est aujourd’hui plus populaire que jamais, avec des flux de musique et de vidéo à la demande totalisant une somme record de 403,4 milliards de dollars au premier semestre 2018, ce qui représente une croissance sur le marché de 41,6%, toujours selon le rapport.

Lire la suite: http://snip.ly/oxji6z/#https://www.rollingstone.fr/industre-musicale-charts-hip-hop/

Arthur Hnatek met le cap sur l’électro

A seulement 27 ans, Arthur Hnatek parcourt le monde pour jouer dans les plus grands festivals. Montreux Jazz, La Cité de la Musique, Jazz à Marciac, Montréal Jazz Festival, London Jazz Festival, voilà où le jeune compositeur électronique suisse a déjà fait vibrer le public au rythme de son premier projet solo « SWIMS ». Titulaire d’un bachelor de la « New School for Jazz », Arthur Hnatek a aussi remporté plusieurs récompenses personnelles, notamment le « swiss drum contest » à deux reprises. Son talent et sa polyvalence lui ont permis de collaborer avec Tigran Hamasyan et Erik Truffaz’s Quartet en tant que batteur, en parallèle de sa carrière solo.

 

David Zincke, la révélation du blues britannique

Né à Doncaster, une petite ville anglaise, David Zincke s’exile très tôt à Nice pour tenter de conquérir la scène française. Accompagné de sa guitare, le jeune Britannique parcourt les bars et les salles niçoises pour jouer ses morceaux et se faire un nom. Sa voix fragile et élégante pourrait rapidement faire de lui une des étoiles montantes du blues. Il signe alors chez le label « Dime On Records », où il enregistre son premier EP intitulé « The EP ».

Il réussit le tour de force d’apporter la fraicheur de la pop à la longue tradition du blues, se plaçant ainsi comme l’ambassadeur d’un nouveau style musical. Son premier single « Oh My » cartonne en France et sera choisi comme bande son du trailer de « Toute première fois », film récompensé au festival d’Alpes d’Huez.

David Zincke multiplie depuis les shows et les premières parties d’artistes prestigieux comme Madeleine Peyroux, Marina Kaye ou encore The Hives. En 2018 il sort son premier album « Soul And Bones », déjà streamé plus d’un million de fois.

– Un évènement inédit pour Artistes auto-entrepreneurs ou DIY –

Le rendez-vous innovant des artistes DIY
Un événement local et mondial…

Parce que chaque artiste a désormais besoin de comprendre son environnement, de participer activement à son développement, nous invitons tous les musiciens DIY ainsi que les acteurs professionnels, tourneurs, promoteurs, programmateurs ou managers à rejoindre la communauté Show-me. Nous pourrons ainsi participer ensemble à la mise en place d’un modèle inclusif, partitif et actif, où chaque artiste a une chance de s’auto-émanciper, grâce aux efforts humains rassemblés, mais aussi grâce à la démocratisation du numérique et des nouvelles technologies.

En 2018, Show-me c’est …
Un concours à l’attention des artistes DIY en solo et en duo

Le concours est ouvert du 1er avril au 25 mai 2018. 12 artistes seront sélectionnés par un jury constitué de programmateurs européens et africains. Les 12 nominés se produiront les 20 et 21 octobre 2018 dans le légendaire club zurichois, le Moods. Chacun profitera d’avantages concrets : un concert dans un festival ou club de renom, la captation et la diffusion de son showcase en HD et la participation à atelier d’écriture

Infos et inscription: ici!

Un événement live et online

Les 20 et 21 octobre 2018, découvrez sur la scène du Moods les 12 nominés de Show-me ainsi que les témoignages et débats des différents acteurs de cette scène (start-up, coopératives, distributeurs digitaux, plates-formes de booking). Toutes les interventions seront filmées et diffusées en live streaming sur les plateformes Internet du Moods et de Show-me.

Une académie d’écriture

Les deux jours suivants (le 22 et 23 octobre), les 12 artistes nominés de Show-me sont conviés à un atelier d’écriture dans un studio de la région zurichoise. Ils seront encadrés par un réalisateur professionnel et les morceaux produits seront diffusés sur les différentes plates-formes web de Show-me et des artistes.

https://show-me.online/