A la découverte de Marey

Le duo se démarque de par ses arrangements et ses instrumentations peu conventionnels. Ainsi, les guitares et la batterie électronique côtoient un violoncelle, des synthés et une voix dont on se souvient immédiatement. Voilà comment décrire Marey, ce groupe suisse composé d’Aurèle Louis et de Maryam Hammad, tous deux multi-instrumentalistes. Leur premier EP « The Harvest » avait déjà cartonné en Suisse, atteignant la 25ème place des charts. Ils ont depuis enchaînés plus de 150 concerts entre l’Allemagne et la Suisse. Le 2 février, ils sortent « Save Animals Eat people », un album de dix titres qui abordent des terrains inexplorés.

Sanne Sanne, musique et do it yourself

En plus d’être une musicienne de talent, Sanne Huijbregts est une cinéastes photographe qui réalise elle-même tous ses clips, vidéos et visuels, en résonance avec sa forte personnalité. Chanteuse exceptionnelle et vibraphoniste primée, l’Amstellodamoise s’entoure de multiples instruments de percussions sur scène pour créer un univers envoutant. Très jeune, elle remporte le prix du soliste au MeerJazz festival et le concours Prinses Christina. En 2014, elle sort son premier CD en Duo, « Something so Sweet ». Désormais, elle silionne l’Europe au rythme de la musique et des concerts.

 

la folle danse des sœurs Hié

Les sœurs Hié (F/Burkina Faso)

Mélissa et Ophélia forment le groupe Les soeurs Hié. Munies d’un djembé et d’un balafon, entre autres instruments (doum, percussions), les deux soeurs créent leur propre univers empli d’improvisation, de danse et d’une énergie sans limite. Mêlant leurs influences musicales traditionnelles, s’abreuvant directement à la source de leurs origines Turka du Burkina Faso et n’oubliant pas de se nourrir des musiques urbaines qui ont bercées leur enfance et adolescence à Bordeaux, Mélissa et Ophélia naviguent au cours de leur spectacle entre différentes ambiances. Guidées par leurs ancêtres en transe, elles alternent solos et rythmiques soutenues et font parfois étrangement écho à toutes les racines africaines des musiques du monde (groove, funk, afro-cubain, jazz). Et le public, n’a d’autre choix que de suivre et d’entrer dans la folle danse proposée par les sœurs endiablées.

Eliasse, blues and rock des Comores

Eliasse, nomme sa musique au carrefour entre le blues, le rock et les rythmes traditionnels comoriens, le Za ngoma. Le terme, aux Comores, désigne “tout ce qui vient des percussions”. Pour Eliasse il est un moyen de qualifier sa musique aux influences multiples (africaines, orientales et européennes) A l’instar de Keziah Jones, ce chanteur, compositeur et multi-instrumentiste originaire de Moroni, s’est mis à la musique sur le tard, en l’apprenant dans la rue, à défaut d’avoir le métro sur l’Ile. Une fois tombé dedans, il y a une dizaine d’années, les collaborations et concerts se sont succédés, comme si le jeune îlien d’alors avait toujours évolué dans cet univers artistique. Sur scène, cet autodidacte dépeint le spleen et la situation socio-politique propre à son archipel. Il oeuvre ainsi dans des groupes à géométrie variable et reste l’élément central de ces différents formats musicaux qu’il propose au cours de tournées en France et dans l’Océan indien. Après avoir habité quelques temps à Mayotte, il réside actuellement en France mais continue de chanter son Océan indien natal sur des thèmes qui font rêver plutôt qu’ils ne désillusionnement. Il est bien de ceux qui transforme la boue en or. Une aubaine pour nous.

Meduoteran, l’innovation venue d’ailleurs

Entre authenticité et innovation, voilà où se place le duo Meduoteran. Taylan, natif d’Istanbul et Srdjan, né en Serbie, ont tous deux étudiés à la Haute école de musique et de théâtre de Zürich. Ils puisent dans leurs origines pour se placer quelque part entre classique, jazz et musique ethnique. Les deux musiciens ont déjà collaboré avec Carles Benavent sur la scène du Cully Jazz en 2017 ainsi qu’avec Gilles Apap, pour l’enregistrement d’un morceau. Avec un accordéon et un baglama, les deux amoureux de musique cherchent sans cesse à créer de nouvelles sonorités et de nouveaux accords. Leur premier album « Horon » s’inscrit parfaitement dans cette logique.

 

 

Marzella, l’authenticité romande

La voix profonde de Marzia et celle, plus cristalline, d’Ella forment le duo Marzella. Ces deux jeunes romandes, dont les voix semblent n’être plus qu’une lorsqu’elles chantent, partagent leur passion pour la musique depuis 9 ans. En anglais ou en italien, leur but est de transmettre des messages et des ressentis. Leur premier album autoproduit « To You », a occupé les ondes des radios suisses et européennes à sa sortie. De l’enregistrement de leurs morceaux, à la promotion de leur projet, ces deux jeunes femmes gèrent l’intégralité de leur carrière, souhaitant conserver ainsi l’authenticité de leur musique. Depuis 2015, elles se sont produites dans plusieurs capitales européennes et leur prochain défi sera d’enregistrer un EP, pour la première fois, en français.

 

Ariel Ariel, en solo et au carré

Après avoir sillonné le monde pendant 4 ans avec le groupe Pendentif, le jeune Bordelais, Ariel, se lance aujourd’hui dans une aventure musicale en solo. Puisant son inspiration aux confins de ses racines créoles revisitées et fantasmées, de ses diverses influences musicales (jazz, classique, hip hop,…) et littéraires (Césaire, Edouard Glissant, Maximin,…), il livre ainsi une musique au bord de l’intime, entre poésie et chant, sons indie-pop et électro. Sa voix, tantôt lyrique tantôt slamée, est son instrument de prédilection. Il l’utilise et la transforme en y ajoutant reverb, delay, chorus et simulateur de bande. Et sa musique parfois qualifiée de “Pop Psyché créole” donne un univers sans pareil, offrant au public un voyage dans le monde étonnant d’Ariel au carré.

Kawrites, des boucles et des instruments

Kawrites, c’est d’abord la talentueuse et multi-instrumentiste, Romane. qui en 2015, se lance dans la MAO et sort un premier EP, Lunar. Bientôt rejoint par Marion, violoniste non moins prometteuse, Kawrites développe des nappes musicales vaporeuses, cinématographique, et sort un deuxième EP, Carmina. Electronique progressive et electronica, leur musique dessine ainsi au gré des morceaux, d’amples volutes, mélodiques et mélancoliques, un univers aquatique ou évanescent, pour ensuite laisser le devant de la scène à des boucles rythmiques lancinantes et dansantes, soutenues par un violon aérien ou emporté. Leurs influences musicales (Rone, Kavinsky, Nils Frahm, ou encore Birdy Nam Nam) sautent aux oreilles. Et leur univers, évoluant parfois jusqu’à de l’ambient ou du post-rock, quant à lui, reste unique et le fruit de l’heureuse rencontre entre ces deux jeunes Clermontoises.

 

Arthur Hnatek met le cap sur l’électro

A seulement 27 ans, Arthur Hnatek parcourt le monde pour jouer dans les plus grands festivals. Montreux Jazz, La Cité de la Musique, Jazz à Marciac, Montréal Jazz Festival, London Jazz Festival, voilà où le jeune compositeur électronique suisse a déjà fait vibrer le public au rythme de son premier projet solo « SWIMS ». Titulaire d’un bachelor de la « New School for Jazz », Arthur Hnatek a aussi remporté plusieurs récompenses personnelles, notamment le « swiss drum contest » à deux reprises. Son talent et sa polyvalence lui ont permis de collaborer avec Tigran Hamasyan et Erik Truffaz’s Quartet en tant que batteur, en parallèle de sa carrière solo.